( 14 octobre, 2009 )

Mes aquarelles et poèmes choisis (Les couleurs)

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                         les Couleurs

Les couleurs c’est magiques      

Bleu et jaune et le vert apparait,                                               

Rouge et jaune l’orange domine,

Bleu, rouge et un peu de

noir,

Le violet est là,

Blanc et noir, le gris prend forme,

Rouge et blanc naisse le rose.

Le rose est la reine des fleurs

Et des couleurs.

Le tout fondue sur le papier,

Donne à l’imagination un coté irréel.

  

( 12 octobre, 2009 )

Mes aquarelles et poèmes choisis

  s63027651.jpgBonjour sur mon site. 

Je veux  partager avec vous mes peintures. Depuis quelques années, j’ai trouvé cette passion qu’est l’aquarelle. Je communique avec mes pinceaux. J’espère vous parler avec les couleurs.

 

                                                                                                                                                                                                                                                                              

                                                                                                                                

( 12 septembre, 2017 )

Mes aquarelles et poèmes choisis (Le chateau de cros en Auvergne)

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Chanson pour l’Auvergnat
Elle est à toi cette chanson
Toi l’Auvergnat qui sans façon
M’as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m’as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M’avaient fermé la porte au nez
Ce n’était rien qu’un feu de bois
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un feu de joie Toi
l’Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel Elle est à toi cette chanson
Toi l’hôtesse qui sans façon
M’as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m’ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S’amusaient à me voir jeûner
Ce n’était rien qu’un peu de pain
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un grand festin Toi
l’hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel Elle est à toi cette chanson
Toi l’étranger qui sans façon
D’un air malheureux m’as souri
Lorsque les gendarmes m’ont pris
Toi qui n’as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n’était rien qu’un peu de miel
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un grand soleil

Toi l’étranger quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel.

Georges Brassens
( 11 juillet, 2017 )

Mes aquarelles et poèmes choisis ( Petite barque au clair de lune)

Petite barque au clair de lune

Titre : La barque

Poète : Amable Tastu (1798-1885)

Recueil : Poésies nouvelles (1835).

 

Mon œil rêveur suit la barque lointaine
Qui vient à moi, faible jouet des flots ;
J’aime à la voir déposer sur l’arène
D’adroits pécheurs, de joyeux matelots.
Mais à ma voix, nulle voix qui réponde !
La barque est vide, et je n’ose approcher.
Nacelle vagabonde,
A la merci de l’onde,
Pourquoi voguer sans rame et sans nocher ?

La mer paisible et le ciel sans nuage
Sont embellis des feux du jour naissant ;
Mais dans la nuit grondait un noir orage ;
L’air était sombre et le flot menaçant !…
Quand l’espérance, en promesses féconde,
Ouvrit l’anneau qui t’enchaîne au rocher,
Nacelle vagabonde,
A la merci de l’onde,
Pourquoi voguer sans rame et sans nocher ?

Oui, ton retour cache un triste mystère !
D’un poids secret il oppresse mon cœur.
Sur cette plage, errante et solitaire,
J’ai vu pleurer la femme du pêcheur !
Es-tu l’objet de sa douleur profonde ?
Ses longs regards allaient-ils te chercher ?
Nacelle vagabonde,
A la merci de l’onde,
Pourquoi voguer sans rame et sans nocher ?

Amable Tastu.

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( 20 mai, 2017 )

Mes aquarelles et poèmes choisis ( boite à mouchoirs)

boite à mouchoirsboite à mouchoirs

 

Le mouchoir

Je prends un mouchoir dans ma poche,
J’efface les phrases inutiles, et humides,
Naissant dans les maux de ma caboche,
Mes peines s’étalent dans le tissu vide.

Les pages de mon cœur s’effeuillent,
La sève de mon stylo ainsi se décime,
Sur les branches mortes d’un recueil,
Mes pensées s’impriment, et s’abîment.

Les images inondent ici mon refrain,
Vidant une cellule de papier oublié,
Et sous les notes de mes iris chagrins,
Je laisse fuir la larme de mon encrier.

Je prends un mouchoir dans ma poche,
Les sanglots se suicident sous la cime,
Les cris froissés sont des vrais taloches,
Dans le rétroviseur, je vois notre film.

Quand les vers fondent dans mes mains,
Pour s’évaporer sur les feuilles glacées,
J’assassine mes hier, pour mes demain,
Mais l’amitié à pénétré les vers damnés.

Chantal TOULMOND

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( 15 mars, 2017 )

Mes aquarelles et poèmes choisis (« le petit fort Boyard » de Morlaix)

Le petit fort Boyard de Morlaiix

Bretagne

José-Maria de Heredia

Pour que le sang joyeux dompte l’esprit morose,
Il faut, tout parfumé du sel des goëmons,
Que le souffle atlantique emplisse tes poumons ;
Arvor t’offre ses caps que la mer blanche arrose.

L’ajonc fleurit et la bruyère est déjà rose.
La terre des vieux clans, des nains et des démons,
Ami, te garde encor, sur le granit des monts,
L’homme immobile auprès de l’immuable chose.

Viens. Partout tu verras, par les landes d’Arèz,
Monter vers le ciel morne, infrangible cyprès,
Le menhir sous lequel gît la cendre du Brave ;

Et l’Océan, qui roule en un lit d’algues d’or
Is la voluptueuse et la grande Occismor,
Bercera ton cour triste à son murmure grave.

José-Maria de Heredia, Les Trophées

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( 1 décembre, 2016 )

Mes aquarelles et poemes choisis ( La peche à pied)

La peche à pied

 

La pêche à pied

 

La mer, pourtant souveraine,

Vaincue, libère ses rochers

Devant la marée humaine,

Qui s’avance, puissamment armée.

  

En conquérants, ils s’élancent,

Triomphants, les armes à la main,

Savourant, à l’avance,

L’ivresse d’un prochain festin.

 

Ils griffent, ils soulèvent et creusent,

Enlèvent à la mer éventrée,

Des trésors de vie précieuse,

Des richesses aux saveurs salées.

 

Pliés en deux dans leur chasse,

Ils oublient tout, ils sont heureux,

Ils en oublient même la menace…

La mer n’oublie pas les envieux.

 

Elle est là, elle guette, elle attend

Toujours le moment importun

Pour reprendre, puissamment,

La place perdue le matin.

 

Certains ne voient pas le danger

Quand d’autres battent en retraite…

Aux bancs de sable et ses rochers,

La mer revient, rien ne l’arrête.

 

La mer reprend vite ses droits

Devant la marée humaine

Qui recule, s’éloigne déjà

Chargée de bourriches pleines.

 

A toi les huîtres et les couteaux,

A moi les moules, les palourdes,

A lui les coques et bigorneaux,

A eux les panières lourdes.

 

Ils repartent, fortune faite,

Qui a perdu…qui a gagné…

iIs referont d’autres conquêtes,

D’autres communions partagées.

 

Ils reviendront, se promettent,

Aux prochaines grandes marées

Pour ensemble, faire la fête

Et revivre la pêche à pied.

 

                                          (extrait d’ Il est le temps d’aimer… )

( 23 septembre, 2016 )

Mes aquarelles et poèmes choisis (Le pecheur)

le pecheur

Titre : Le pêcheur.

Poète : François Coppée (1842-1908)

Recueil : Sonnets intimes et poèmes inédits (1911).

Les pieds dans l’eau, bien plus persévérant qu’habile,
Portant, pendue au col, sa boîte aux asticots,
Sous l’arche du vieux pont sombre et pleine d’échos,
Le pêcheur s’est tenu, tout le jour, immobile.

Il ne voit ni le soir qui tombe, ni la ville
Qui s’endort dans des bruits vagues et musicaux,
Ni, sur les quais, à des intervalles égaux,
Le gaz qui fait éclore une étoile débile.

Puis, quand il ne peut plus observer les plongeons
De son liège, content de trois maigres goujons,
A rentrer au logis enfin il se résigne.

Ô poètes, troublés d’un éternel émoi,
N’avez-vous pas souvent envié comme moi
Le paisible bonheur d’un pêcheur à la ligne ?

( 19 mai, 2016 )

Mes aquarelles et poèmes choisis (Les orchidées)

Mes aquarelles et poèmes choisis

L’orchidée bleue (Ophrys miroir)

Près de trente ans j’avais rêvé
au regard bleu de son labelle,
c’était mon Graal humble et secret !

Chaque printemps je m’attendais
à voir soudain, timide et frêle,
sourire ma belle Orchidée.

Et un beau jour j’ai trébuché,
freiné net, comme si j’avais
des yeux au bout de mes souliers !

L’herbe verte d’une clairière
bientôt promise aux bétonneurs,
portait enfin, pour mon bonheur,
ma jolie princesse lointaine !

( 29 avril, 2016 )

Mes aquarelles et poèmes choisis (Mon chat)

Mon chat

            Le chat et le soleil
 
   Le chat ouvrit les yeux,
   Le soleil y entra.
   Le chat ferma les yeux,
   Le soleil y resta,
   Voilà pourquoi, le soir,
   Quand le chat se réveille,
   J’aperçois dans le noir
   Deux morceaux de soleil.
Maurice Carême
( 28 janvier, 2016 )

Mes aquarelles et poèmes choisis (Les lapins)

Les lapins

 

Théodore de Banville 1823-1891

 

LAPINS

 

Les petits lapins dans le bois

Folâtrent sur l’ herbe arrosée

Et comme nous le vin d’ Arbois

Ils doivent la douce rosée

 

Gris foncé gris clair soupe au lait

Ces vagabonds dont se dégage

Comme Une odeur de serpolet

Tiennent à peu près ce langage

 

Nous sommes les petits lapins

Gens étrangers à l’ écriture

Et chaussés des seuls escarpins

Que nous a donnés la nature

 

Nous sommes les petits lapins

C’ est le poil qui forme nos bottes

Et n’ ayant pas de calepin

Nous ne prenons jamais de notes

 

Et dans la donne odeur des pins

Qu’ on voit ombrageant Ces clairières

Nous sommes les petits lapins

assis sur leurs derrières « 

( 8 octobre, 2015 )

Mes aquarelles et poèmes choisis ( Beau pays de Sens)

Beau pays de Sens


 Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la doulceur angevine.

Joachim du Bellay, Les Regrets

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